Il y a quelques temps, je découvrais le livre de la journaliste Katrina Onstad, « Où est passé mon week end ? ». Ce titre évocateur avait piqué ma curiosité et m’a conduite à m’interroger sur mon travail et mon propre style de vie.

Cela fait plusieurs années que je n’ai pas d’horaires fixes. Il m’arrive très souvent de travailler le samedi, et/ou le dimanche sur des projets. Est-ce parce que la semaine passe « trop vite » ? La sensation de ne pas avoir assez de temps pour « tout » faire ou simplement parce que je suis une workaholic (mais si , vous savez les gens qui disent qu’ils ont toujours « plein de travail à faire ») ?
Difficile de répondre clairement à la question… d’autant plus, que je fais mes horaires…
Pourtant, j’ai quand même cette désagréable sensation de bondir d’une tâche à l’autre, comme si mes activités s’enchainaient (et m’enchainaient), ne cessaient de me presser.

Table de travail avec ordinateur, journaux, business
Le week-end passé, je suis allée suivre une formation intensive de reprogrammation cérébrale chez Saut Quantique, dans le nord du Québec.
Trois journées de 12h se sont enchainées – du vendredi matin au dimanche soir – un travail intense sur moi et mes croyances limitantes, pour comprendre mes habitudes (et modifier celles que je ne voulais plus). Les exercices proposés alternaient théorie et pratique, en solo et en groupe.
Au cours des jours qui ont suivi cette formation, j’ai pris un temps pour intégrer tout ce qui s’était passé, et je culpabilisais de ne pas avoir beaucoup avancé dans mon « travail »…
Ok, wait a minute ! J’ai bossé toute la fin de semaine sans prendre de pause… et une partie de moi considère que je n’ai rein foutu??!!!
Mon hamster dans ma tête – c’est une image – s’était mis à courir de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’une lumière éclaire mon esprit : Et si la confusion venait de la définition même que nous accordons au mot « travail ».

Qu’est-ce que signifie réellement le mot « travail » ? Après quoi courons-nous ? Et pourquoi je portais cette désagréable sensation de culpabilité si je ne « travaille » pas ?
Qu’est-ce que la société nous enseigne sur notre « travail », notre « devoir » de prospérer?
En cette veille de week-end, je vous partage mes recherches et réflexions sur le mot « travail », qui, je l’espère, vous rendra vos prochaines journées un peu plus agréables.

A l’origine du mot « travail » … 4 pistes de réflexion

Il est intéressant que constater que, souvent, le mot « travail » est associé à un dur labeur, quelque chose qui nous « coûte » ou nous « prive » de notre temps libre.
Dans notre société occidentalisée, le travail est souvent désigné par un emploi rémunéré, qui rime dans la majorité des cas avec productivité, rentabilité et efficacité.
Cependant, j’ai aussi constaté que mes amis fortunés n’utilisaient quasiment pas le mot « travail » dans leur vocabulaire. Ils parlent plutôt de « jeu », « challenge », « expérience », « raison de vivre »…

1. Le « Trepalium »

Bien que les origines du mot « travail » restent hypothétiques, la majorité des dictionnaires s’accordent sur le fait que ce mot viendrait du latin « trepalium ». Ce mot, à la sonorité plutôt exotique sonnerait presque comme amusant et musical à nos oreilles. Pourtant, autrefois ce mot désignait… un instrument de torture.
Autant vous dire que si l’on repense un instant au pouvoir des mots et à leurs égrégores (l’énergie qu’ils portent), nous comprenons facilement pourquoi le mot « travail » serait, de prime abord, naturellement teinté d’une énergie de sacrifice et de douleurs.

2. Le travail comme principe de passage

La deuxième piste de réflexion sur l’origine du mot travail, se porte le champ sémantique des mots comprenant le préfixe tra– .
Ce préfixe exprime ici le principe de passage d’un état vers un autre. Nous le retrouvons, par exemple, dans les mots traverser, transparent, etc. Il reprend la notion de passer à travers. Avec cette 2e notion, le mot travail se teinte alors d’une énergie de passage et par le fait même d’évolution, d’une étape à une autre.

3. Le labeur qui nourrit

Il n’est pas rare de constater que le travail est encore assimilé, péjorativement de nos jours, au dur labeur. Cependant, le labeur autrefois, était certes physique et difficile (en termes de conditions et de forces requises), mais il était aussi très nourrissant. Le mot labeur, par extension, relié au mot labourer était une activité qui permettait de cultiver la terre – de passer à travers les champs pour retourner cette terre fertile – et de nourrir tous ceux qui se livraient à la tâche. Cette « nourriture » est aussi bien physique (par la récolte des produits de la terre), que mentale, énergétique et spirituelle. Dans ce cas, voir le labeur comme une noble activité, peut être très positif. En respectant les cycles de la nature (notre rythme et nos besoins vitaux), notre travail peut nous nourrir.

4. « Etre en travail »

La quatrième piste de réflexion que je vous suggère, est celle des expressions populaires – ou façons de parler.
Il est intéressant de constater que le mot « travail » est fréquemment utilisé pour faire référence à la période d’accouchement d’une femme, durant laquelle les contractions arrivent. Lorsqu’on dit qu’une femme est en travail, il s’agit souvent de la période où elle est en train de donner naissance à un enfant, en le faisant passer de l’intérieur (de son corps) vers l’extérieur.

Travail d'équipe solidaire
Travail d’équipe par RawPixel

Choisir sa définition du mot « travail »

Pour moi, le mot « travail » a longtemps été associé aux notions de sacrifice, et de douleurs.
Cependant, en élargissant ma compréhension des origines, je peux maintenant choisir à nouveau ma définition. Comprendre les origines permet d’accepter nos réactions et de savoir ce que l’on souhaite garder ou non.
J’aime penser que le mot « travail » correspond à un passage d’un état à un autre.
C’est une activité nourrissante, qui m’apprend à me respecter (et respecter mon propre rythme) en faisant face aux (éventuels) obstacles.
Je comprends aussi qu’une force intérieure est nécessaire pour traverser les épreuves (et accoucher d’un projet) ; afin de ressentir une évolution, un accomplissement, une libération.

Donner un sens à notre travail vie

Le mot « travail » a évolué au fil du temps, et en réalité, rien n’interdit aux sociétés de redéfinir en permanence ce qu’est le « travail. »
En 2018, je considère qu’il est primordial de redéfinir ce mot, pour nous permettre de donner un sens à notre vie. Nous travaillons tous sur nous même, nous offrons tous au monde nos talents, nos capacités, notre temps pour évoluer ensemble. Trouver le Pourquoi nous faisons les choses que nous faisons, donne un sens profond à notre vie et fait nous sentir « à notre place ».

De plus, notre Pourquoi nous permet de garder notre motivation intacte, puisque, comme je le dis dans mon livre « Démystifier le Processus de création », la motivation est notre « motif en action ». (Si vous n’avez pas encore reçu votre exemplaire de Démystifier le Processus de création, je vous invite à entrer votre prénom et email dans les espaces formulaires réservés à cet effet. Vous recevrez un lien de téléchargement d’ici quelques instants.)

Aujourd’hui, il est important de comprendre que le « travail » n’a plus besoin d’être notre prison, difficile ou oppressant. Notre travail peut nous soutenir et nous permettre d’exprimer notre message et nos valeurs au monde. Etant donné que nous nous exprimons de plusieurs manières : verbalement, physiquement, émotionnellement et financièrement… le « travail » que nous exerçons (ou désignons comme tel) peut également devenir notre mode d’expression.
Quoi que vous fassiez, votre « travail » doit avoir un sens pour VOUS ! 

Comprendre que « nous attirons ce que nous vibrons »

Gandhi disait « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».
Je ne cesserai de le répéter, mais NOUS SOMMES LES CREATEURS DE NOTRE REALITE. Personne d’autre que nous-même peut changer notre façon de voir le monde.
Aussi, il est important de comprendre que le monde extérieur n’est que le reflet de notre vibration intérieure.  Ainsi, « Nous attirons ce que nous vibrons ».
Comme une goutte d’eau qui tombe dans une flaque d’eau, nous rayonnons une vibration qui émane de notre intérieur, et TOUT ce qui sera sur la même onde (ou fréquence) vibratoire, entrera en correspondance.

Alors, malgré toute notre bonne volonté, il se peut que des croyances inconscientes et limitantes viennent interférer dans notre processus de changement.
Tous, sans exception, répondons à cette loi universelle:  Nous attirons ce que nous vibrons.

« What you think, you become
What you feel, you attract
What you imagine, you create. »
Bouddha

La vie nous donne toujours 100% de notre commande, consciente ou inconsciente.

Goutte d'eau et reflets dans l'eau
La propagation des ondes d’une goutte d’eau par Jimmy Chang

Se libérer des mémoires limitantes

Parfois, il est assez difficile d’accepter que NOUS SOMMES TOTALEMENT RESPONSABLES de se que nous avons attiré à nous, surtout dans les moments conflictuels. Il se peut que des mémoires soient enfouies dans votre inconscient.
Il est légitime de se demander : comment aurais-je demandé de me créer un si fort désaccord avec un collègue? une trahison de la part d’un collègue de travail? un abus d’un patron, etc?
Dans ce cas, un « travail » plus profond sur ces croyances sera alors nécessaire, comme je l’ai fait lors de mes séances chez Saut Quantique, par exemple afin de reprendre conscience de nos mémoires inconscientes (certes, bien occultées !…)

Nous ne pouvons changer nos habitudes uniquement si nous sommes capables d’observer, de comprendre,  de conscientiser et accepter nos blocages.
Soyez patients et bienveillants envers vous-mêmes.
Sachez aussi, que vous n’êtes pas seuls dans la démarche, oser libérer vos anciens schémas de penser est un vrai travail sur soi qui demande courage et discipline.
Ma page Répertoire de pro peut vous aider à trouver un environnement sécuritaire pour vous libérer et accompagner dans un vrai sur vos croyances et émotions cachées. (Veuillez noter que tous les références citées sont des professionnels avec qui j’ai moi-même travaillés).

Aujourd’hui, vous avez la possibilité de choisir à nouveau votre définition du mot « travail », de votre lieu et vos conditions d’expression afin d’offrir vos services, vos connaissances, vos talents et vos dons au monde, dans un environnement le plus sain et serein possible. 

Lâcher prise et vivre, tout simplement

Plusieurs thérapeutes m’accompagnent tout au long de l’année pour m’aider à comprendre et accepter mes croyances limitantes (ou mémoires occultées). Début septembre, j’ai fait une méditation avec une thérapeute d’origine indienne, Jas Sethi. Cette séance m’a inspirée ce petit exercice que je vous partage ici, afin d’oberver votre rapport avec le mot « travail ».

Petit EXERCICE:
1. Prenez un instant pour penser à un mot « travail » tel que vous le voyez présentement. Fermez les yeux et observez tout ce qui vous vient à l’esprit autour de ce mot. Notez les sensations, les couleurs, les images qui vous viennent en tête. Il n’y a pas de jugement à porter ici. Faites simplement votre enquête. Si des émotions négatives ou positives montent, notez-les également.
2. Prenez 1 grande inspiration, puis expirez profondément.
3. Maintenant, pensez à votre travail IDEAL. Votre travail de rêve. Observez les couleurs, les odeurs, les sensations… Où vous trouvez-vous? Quels mots, Quelles formes, Quelles couleurs, sont associés avec le travail de vos rêves?
4. Ouvrez les yeux et engagez-vous à faire de votre mieux pour que votre travail actuel tende vers votre travail de rêve. Commencez par une petite action : créez un tableau de visualisation avec des images similaires à vos visions et ajoutez des objets dans votre espace de travail actuel qui vous inspirent votre travail idéal.

Pour terminer cet article, j’avais envie de vous partager cette vidéo, qui m’a beaucoup touchée : le témoignage fort de Ariane Dubois, ex-styliste qui a plaqué son travail pour s’interroger sur le sens profond de sa vie. Ayant moi-même vécu un mon burn-out à l’age de 25 ans, je ne peux que partager le récit de cette jeune femme, qui a aujourd’hui pris la décision de vivre de ses passions. (Durée totale : 12:50 min)

Oui, le mot « travail » est parfois une étiquette, un étau dans lequel on s’enferme. Aujourd’hui, je vous invite à vous libérer de ce poids et de cet « esclavagisme » comme le dit Ariane Dubois pour redéfinir simplement ce que le « travail » représente pour vous, et donner un sens à votre vie !

Quelle votre définition du mot « travail »? Comment voyez-vous votre activité? Considérez-vous que votre évolution (votre travail de développement personnel) est un « travail » en soi?
N’hésitez pas à me laisser vos observations en commentaires sous cet article. 🙂 Je suis impatiente de vous lire !

Pour aller plus loin, je vous propose de découvrir trois articles complémentaires : Aménager votre espace de travail, selon vos valeurs, afin de vous créer un environnement de travail idéal pour vous soutenir et vous exprimez librement, Une réflexion sur la méditation, un article qui vous encourage à revenir dans le moment présent, et Où se cache notre véritable joie, une joyeuse enquête pour comprendre cette émotion indispensable au quotidien.

Mes chers Créateurs, je vous souhaite de trouver un sens à votre vie et de passer un merveilleux week-end ! Ne travaillez pas trop ! 😉 😉 😉

A bientôt,
Julia.

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2 thoughts on “Redéfinir le mot « travail » pour donner un sens à notre vie”

  1. Bonjour Julia,

    Je te remercie pour cet article. En tant qu’ex-workaholic, je comprends tout à fait ce que tu partages. Mon histoire professionnelle compte aussi deux burn-outs, significatifs de mon ancien rapport au travail. Je le vivais intensément, jusqu’à la souffrance. Je choisissais des milieux qui favorisaient aussi cela (la logistique, les communications). Si ce n’était pas frénétique, cela ne comptait pas.

    Puis, ma quête de sens m’a ramenée à l’essentiel. Aujourd’hui, travail signifie plutôt croissance, développement, comme dans « je fais un travail sur moi ». Comme tu le soulignes, il signifie aussi passage, comme dans l’accouchement.

    Merci!

    1. Julia Braga dit :

      Merci beaucoup Isabelle pour ton témoignage. Je suis heureuse que tu aies pu redéfinir le mot « travail » et qu’il ait du sens pour toi aujourd’hui… pour faire ce « travail sur toi ».
      Bravo ! Merci encore !
      Je te souhaite une belle journée !

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