Je suis très heureuse de terminer cette période automnale, saison des récoltes et du tri, en répondant aujourd’hui à Louis, du blog Slow World, qui nous pose la question : Quel est l’avenir, selon vous, de la surconsommation ?

Nous avons tous un avis que les sujets qui touchent à l’écologie : consommation, surconsommation, « Zéro Déchet », emprunte carbone, recyclage, gaspillage… tous ces termes sont dans l’air du temps, et pour cause : on le sait tous, la Terre va mal.
L’âme de notre planète est souffrante, parce que nous l’exploitons à un rythme qu’elle NE peut PLUS soutenir.

Aujourd’hui, si tous les Humains vivaient comme les Etats-Unis (c’est un exemple et une moyenne, bien sûr…) il faudrait 5 planètes pour subvenir à nos besoins ! 5 planètes ?!!?? Are you serious ?
Alors, évidemment en voyant ces chiffres, j’aurai eu envie de répondre à Louis: « Il n’y a PAS de place, ni d’avenir pour la surconsommation. » Cette réponse est peut-être un petit peu courte et directe…

Gandhi nous disait : « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde. »
Alors plutôt que d’adopter une attitude fataliste, en affirmant qu’il n’y a pas d’avenir pour la surconsommation, je vous propose une réflexion sur la façon dont nous consommons. Plutôt que de dénoncer, accuser et renvoyer la faute sur notre voisin, notre collègue (ou notre chat…), demandons-nous : que faisons nous vraiment, à l’échelle individuelle, pour notre avenir sur Terre ?

Je crois sincèrement que le changement commence par NOUS ! Nous sommes les créateurs de notre réalité ! Aussi, si nous voulons voir un changement, nous devons revoir nos besoins, notre façon de consommer, apprendre à dire NON et changer – à nouveau – nos habitudes de vie.
Le mot « décroissance » apparait dans les années 70, et c’est presque 50 ans plus tard, qu’il nous semble enfin évident : la décroissance pourrait bien être une réponse à la crise environnementale et l’avenir de la surconsommation.
Je vous invite, sans plus tarder, à découvrir 3 pistes de réflexions

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » Gandhi

Posons-nous une « vraie bonne » question : quels sont nos besoins VITAUX?

En tant qu’Etre Humain, nous avons des besoins « vitaux », mais étrangement, ces besoins ne sont pas exactement les mêmes pour tout le monde…
Nous vivons à une époque où, paradoxalement, nous avons TOUT (en apparence) : nous avons accès à des ressources pour nous loger, nous nourrir, nous vêtir, nous éduquer, nous faire grandir, nous divertir… Et, en même temps, les prescription et ventes de médicaments, calmants et antidépresseurs, n’ont jamais été aussi élevées. Les produits pharmaceutiques sont une industrie allez-vous me dire, sans doute. Mais je crois surtout que le constat reflète un fait plus singulier : nos vies n’ont jamais été aussi « vides » de sens.
Nos états d’Etre résonnent directement avec les vibrations de la Terre et nous souffrons. Nous aussi.
Alors que faire?

Les besoins selon Maslow

En dessinant sa célèbre pyramide des besoins, Maslow nous démontre les besoins vitaux de l’Etre Humain, de façon globale, dans un ordre précis. Ainsi, selon lui, l’Homme répond en priorité à ses besoins physiologiques (boire, manger, dormir, etc.), puis ses besoins de sécurité, puis d’estime, d’appartenance et enfin d’accomplissement personnel. Bien que certains scientifiques contestent ce schéma, je crois pour ma part, qu’il est assez juste, et que c’est davantage l’interprétation de ce schéma qui est… contestable. En effet, Maslow avait nommé nos besoins dans des catégories relativement générales, sans détailler, ni quantifier ces besoins.
D’ailleurs pour lui, il n’est pas nécessaire de subvenir à 100% à nos besoins physiologiques, avant de pouvoir se préoccuper de notre besoin de sécurité, par exemple.

Je vous partage une petite video, assez bien faite, pour comprendre le principe de la pyramide de Maslow avec des petits dessins, c’est plus sympa. J (Durée 5 min).

Selon moi, pour connaitre nos besoins vitaux, il nous faut mener notre enquête personnelle et faire des essais. Car contrairement à ce que veulent nous faire croire les publicitaires, NON, nous n’avons pas tous les mêmes besoins et il est important que vous connaissiez les vôtres.

Nos « besoins » personnels

Lorsque j’ai commencé mes recherches et observations sur mes besoins vitaux, j’ai décidé de redéfinir le mot « besoin » afin qu’il ait du sens pour moi : le mot « besoin » peut se remplacer par « nourriture, objet, possession ou sensation qui me procure un sentiment de soulagement, de joie, de complétude et de bien-être ». Mes besoins sont établis par les réactions de mon corps, que j’écoute plus que mon mental. Mon cœur et mes ressentis me donnent également de bons indices.

Il est important de comprendre qu’un besoin renvoie directement à la notion de manque et à certaines peurs. Je vous donne quelques exemples :

Besoin de nourriture = manque d’énergie
Besoin de bouger sans arrêt = manque de concentration
Besoin de faire des profits = peur de ne pas en avoir assez
Besoin de posséder = peur de manquer de quelque chose dans la matière (donc on retient l’énergie)

Aussi, comme l’univers conspire toujours à combler nos besoins, chaque besoin devient une demande… Et les produits de consommation répondent à nos demandes (conscientes ou inconscientes).
Les publicitaires ont bien compris ce mode de fonctionnement et c’est sur ces notions de peur et de manque qu’ils appuient pour vous faire consommer bien plus que nécessaire…

Alors comment sommes-nous arrivés à surconsommer et exploiter toutes nos ressources jusqu’à épuisement? En laissant entrer dans notre esprit qu’il nous manquait quelque chose !
Bien sûr, cette idée est fausse, mais nous nous sommes laissés piégé par un professionnel : notre Ego. (je vous rappelle que j’appelle « Ego » notre programme de survie en tant qu’Etre Humain.)

Cependant, en tant que créateurs, en prenant conscience de nos besoins et en observant notre façon de consommer dans tous les domaines : nourriture, biens matériels, mais aussi informations et formations (êtes-vous du genre à courir toutes les formations possibles et inimaginables sur un sujet en particulier, sans même appliquer les exercices?)… nous avons le pouvoir et la responsabilité de changer nos habitudes.


EXERCICE
Je vous propose de vous reconnecter à votre cœur et de vous demander : « quels sont mes besoins vitaux? »
Faire cet exercice vous reconnectera également à tout ce qui fait du sens pour vous et vous aidera à faire des choix conscient, qui vous correspondent. Mener une enquête personnelle est une nécessité pour comprendre notre fonctionnement. Demandez-vous : Qu’ai-je besoin pour être bien? En paix? Qu’est-ce qui m’apaise? Me met en joie? Je vous invite à prendre un papier et un crayon et commencer dès maintenant à dresser la liste de ce dont vous pensez avoir besoin.

A lire : Où se cache notre véritable sentiment de joie?

Apprenons à dire NON

La deuxième piste de réflexion que je vous suggère, est d’apprendre à dire NON. Refuser ce qui ne répond pas à NOS besoins et tout ce dont nous n’avons pas besoin.
Encore une fois, c’est probablement plus facile à dire qu’à faire. Cette étape m’a pris un certain temps d’adaptation puisqu’elle m’a confrontée, à tout un tas de croyances et règles de bienséance, issues de mon éducation. Par exemple, il était assez mal vu, dans ma famille, de refuser des cadeaux ou encore de décliner une invitation de prestige, même si elle ne nous enchantait pas particulièrement. Apprendre à dire NON n’est pas chose aisée, mais c’est possible.

Pourquoi dire « NON »?

Dire NON à quelque chose que ne nous correspond pas est une affirmation de respect pour soi. Je crois qu’il faut dire OUI à la vie et NON à ce qui nous correspond pas, ne nous fait pas vibrer ou nous laisse indifférent.

En acceptant les objets ou les informations, dont nous n’avons pas réellement besoin, nous créons une demande. Et, si vous connaissez la formule : « Demande et tu auras »… et bien, il y a de grandes chances pour qu’une personne réponde à notre demande en créant un produit pour satisfaire ce besoin. Ce qui bien et pas très bien en même temps… Puisque nous connaissons peu nos véritables besoins !
En connaissant vos besoins réels – ce qui vous met vraiment en joie, ce qui vous fait vous sentir vraiment bien et vivant – , vous serez plus à même de choisir de façon éclairée et réfléchie vos produits de consommation.

Lynne Twist nous confie dans son livre L’âme de l’argent : « Nous avons compris que notre course effrénée pour amasser et améliorer tout en nous et dans notre vie constituait une autre version de la faim. »

Dire NON est un pas vers la décroissance : cela crée moins de demandes, et par conséquent, moins de surconsommation.

Le déclic pour arrêter de surconsommer

En tant qu’Etre Humain, il nous est nécessaire d’avoir un déclic, ou une prise de conscience, pour s’engager réellement. Et souvent, il nous faut souffrir pour passer à l’action… Je sais, c’est plate, comme on dit en québécois… mais c’est ça être Humain ! Il nous faut une vraie motivation, un but, une direction.

Pour ma part, c’est le fait de tendre vers une vie « Zéro Déchet » qui m’a fait passer à l’action. Mon but était de me simplifier la vie en me désencombrant de tout le superflu, matériel et mental. J’ai appliqué la méthode de Béa Johnson ( les 5R : refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter), et j’ai considérablement réduit mes déchets.

Hyper contente de mes résultats, j’ai récemment fait le test du Global Foot Print Network malgré mon mode de vie quasiment « Zéro Déchet » les résultats m’ont surpris : malgré tous mes efforts, il faudrait 1,8 planètes si tout le monde vivait comme moi ! J’ai regardé de plus près les résultats et ce sont mes déplacements en avion qui « coûtent » à mon empreinte écologique… Je n’ai réussi à réduire cette année encore mon temps de vol à 32 h par an, en moyenne.
Alors, je me suis redemandée si les voyages étaient un besoin vital pour moi… et oui, les voyages constituent mon équilibre et me procurent une véritable joie. J’ai donc décidé de choisir mes voyages avec plus de soin et d’optimiser mes vols en combinant des destinations par exemple.

A voir un déclic est nécessaire, car  – je rejoins les propos du journaliste Olivier Arbour-Masse –  : « ça demande un réel effort pour reprogrammer nos habitudes ! »
Je vous invite à découvrir l’excellente enquête qu’a mené Olivier en matière de décroissance à échelle individuelle, pour réduire notre empreinte écologique et éliminer la surconsommation (Durée : 12:50min)

A lire : Comment le « Zéro Déchet » favorise Abondance et Créativité?

Ralentissons notre rythme : choisir et agir en conscience

Consommer selon nos besoins en refusant tout ce dont nous n’avons pas besoin, pourrait s’apparenter à du bon sens. Mais faut-il encore que nous soyons capables de nous connecter avec nos ressentis profonds pour savoir et comprendre ce qui est bon pour nous.
Pour stopper la surconsommation, il est nécessaire de prendre le ferme engagement de faire marche arrière et de ralentir notre rythme.

Ralentir pour mieux choisir

Alain Williamson écrit un très beau passage dans son ouvrage La Villa des Miracles : « Tu as passé ta vie dans la hâte, la course, la frénésie et l’éparpillement, mais ici, tu es appelé à ralentir jusqu’à être en mesure  de saisir l’essentiel, de capter le pouls de la vie et de retrouver ton essence. tu deviendras alors en mesure de lire la vie et de participer à ce qu’elle te propose. » 

Ralentir pour faire des choix éclairés en fonction de nos véritables besoins, éviter les « dernières minutes » qui nous poussent à la consommation et à la surconsommation, pourraient bien être clés de la décroissance et de l’avenir de la surconsommation.

Lynne Twist précise dans L’âme de l’argent : « La suffisance réside en chacun de nous; nous sommes en mesure de l’exprimer. Il s’agit d’une conscience, d’une attention, d’un choix délibéré sur notre manière de voir les circonstances de la vie. »

Agir en conscience

A quel moment nous avons laissé des croyances erronées et des peurs entrer dans notre esprit? Il est temps de fermer ces portes et d’agir en conséquence en REFUSANT de tomber dans le piège de l’Ego et de la surconsommation.

Mes chers Explorateurs Créateurs, commençons quelque part MAINTENANT.
PRENEZ une ferme décision ! NOUS SOMMES LES CREATEURS de notre réalité. CHOISISSEZ de ralentir pour vivre selon vos valeurs et vos véritables besoins. Nous avons la responsabilité de nos créations et de nos demandes…

Parfois, je me demande comment nous agirions si cette planète Terre nous était seulement prêtée ? Et si les croyances de réincarnation étaient plus répandues… si nous avions la certitude que nous allons revenir sur cette même planète… agirions-nous de la même façon?
La Terre ne nous appartient pas, ce n’est pas une possession, c’est notre création, notre co-création. Qui se transforme, qui évolue selon nos besoins.
Ralentir notre rythme pour retrouver le rythme naturel des cycles de la Terre, c’est la seule solution pour l’avenir de l’Humanité…

J’ai envie de terminer cette réflexion en prenant le temps d’un chant, écrit par Guru Arjun Dev Ji, dans une simplification du sanskrit, le gurmukhi. (Durée: 10 min)
Aad Guray Nameh – Je m’incline devant la sagesse primordiale
Jugaad Guray Nameh – Je m’incline devant la sagesse à travers les âges
Sat Guray Nameh – Je m’incline devant la véritable sagesse
Siri Guroo Dayvay Nameh – Je m’incline devant la grande sagesse invisible en nous


L’avenir de la surconsommation est l’affaire de tous, et elle commence par la décroissance, à l’échelle individuelle. Dans un prochain article, j’aborderai le sujet de la dé-construction comme partie inhérente à la création. D’ici là, je vous souhaite de consommer avec conscience. Faites de votre mieux.

Merci beaucoup, Louis, de m’avoir permise de faire ces réflexions, qui me servent également, de bon rappel à moi-même. 😉

En vous souhaitant une merveilleuse journée.
A très bientôt!
Julia.

>> Si vous voulez aller plus loin que je vous suggère la lecture de mes articles :  Où se cache notre véritable joie? , Comment le mode de vie « Zéro Déchet favorise Abondance et Créativité ; ainsi que Rencontre avec Des Fenêtres sur le Monde, une entrevue avec Eric et Joana qui explorent le monde à bord de leur van Popo, après avoir reconsidéré leurs besoins essentiels…

>> Il existe des cas où certains besoins se soient transformés en addictions, et requièrent un accompagnement particulier pour s’en départir, si vous êtes dans ce cas et que vous avez pris la décision de vous libérer : je vous conseille de jeter un oeil au site de Stéphane Loiselle, fondateur de Saut Quantique, avec qui je travaille depuis 2016. Des vidéos sur les lois biologiques sont disponibles sur le site. 🙂

>> Des remarques, des suggestions, une faute d’orthographe ou un témoignage ? N’hésitez pas à me laisser un message. Ecrivez-moi! Cela me fait toujours plaisir de vous lire 😉 !

>> Enfin, si vous appréciez mes articles, suivez-moi sur Facebook. LinkedIn et Instagram.

Partagez l'article:
  •  
    8
    Partages
  • 8
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *