Aujourd’hui j’ai envie de vous partager l‘anecdote du surfeur OU l’urgence de ne « rien » faire…
Parce que parfois, il y a des jours plus difficiles que d’autres.
Certains jours s’accompagnent de doutes ou de résistances, souvent déplaisantes. Pourtant, je crois que ces passages sont aussi utiles, que nécessaires à la Vie.
Toutes les phases de transition sont des périodes que j’aime appeler « zones de turbulences ». la bonne nouvelle c’est que, par définition, une période ne dure pas et que la transition signifie qu’on se prépare à passer à un autre niveau. Que l’on s’ouvre à un nouvel état. Cependant, même si certains philosophes optimistes persistent à dire qu’il suffit de « surfer sur la vague » et « accueillir ce qui est », je ne peux pas dire que ces phases soient des plus agréables, surtout quand on a carrément l’impression d’avoir raté la vague.

Il y a un an et demi, j’ai découvert un livre qui a particulièrement « agité » ma vie. A mes yeux, c’est le livre de spiritualité le plus puissant qu’il m’a été offert d’expérimenter. Je parle d’expérimentation car ce livre ne se cantonne pas seulement d’être lu, il est à pratiquer. (D’ailleurs, petite parenthèse, si pour une raison ou une autre, je ne pouvais conserver qu’UN seul livre pour le restant de mes jours, c’est sans l’ombre d’un doute que je choisirai cet ouvrage).
Cependant, mes chers explorateurs créateurs, je préfère vous prévenir de suite : l’ouvrage dont je vais vous parler, n’est pas pour tout le monde et n’est pas facile à lire. Il n’est d’ailleurs pas fait pour être lu en une seule fois. Moi, je le considère comme un outil et aussi un instant de paix que je m’offre en parcourant quelques passages pour me relier à la Source.

Se souvenir

L’autre soir, impossible de trouver le sommeil. Étant plus jeune, je souffrais d’insomnies chroniques. Maintenant, c’est devenu assez rare, mais en grande « zone de turbulences », mon esprit et mes pensées se laissent facilement bercer par la peur, le doute, l’incertitude face à un futur que je n’arrive même plus à envisager.
C’est alors que, après plusieurs heures à me tourner de tous les côtés, une fenêtre de lucidité s’est ouverte et j’ai tendu mon bras droit pour attraper l’ouvrage en question qui a trouvé sa place permanente à mon chevet : Un cours en miracles. Je hisse le pavé de plus de 1300 pages sur mes genoux, j’allume ma lampe de chevet et, la main gauche posée sur le dit ouvrage à la couverture bleu marine, je ferme un instant les yeux pour m’adresser à l’Univers (oui c’est étrange, pourtant, je dois vous avouer que je procède très souvent de la sorte…) Ce soir là, je dis quelque chose proche de ceci: « Univers, j’ai besoin d’un signe que je suis sur le bon chemin. Apaise mes pensées pour que je puisse enfin me reposer un peu. »
J’ai ouvert les yeux et le livre. Avec la ferme conviction que l’Univers me guidera au message qu’il me faudrait lire ce soir là.
Ma main se laissa guider à la page 414. Chapitre 18. On peut y lire ceci :

« 13.6 – En ces instants de délivrance des restrictions physiques, tu éprouves en grande partie ce qui se passe dans l’instant saint: la levée des barrières du temps et de l’espace, l’expérience soudaine de paix et de joie et, par dessus tout, le manque de conscience du corps, et de questionnement quant à savoir si tout cela est possible ou non. »

Dès les premières lignes, j’ai ressenti un grand apaisement et une certaine sérénité. J’étais à la « bonne» page.

« 14. C’est possible parce que tu le veux. La soudaine expansion de conscience à laquelle ton désir donne lieu, c’est l’appel irrésistible que contient l’instant saint. Il t’appelle à être toi-même, dans sa sûre étreinte. Là les lois des limites sont levées pour toi, pour t’accueillir à l’ouverture d’esprit et à la liberté. Viens en ce lieu de refuge où tu peux être toi-même en paix. Non par destruction, ni par effraction, mais par une simple et paisible fusion. Car c’est là que la paix se joindra à toi, simplement parce que tu as été désireux de lâcher prise des limites que tu avais imposées à l’amour et que tu t’es joint à lui là où il est et là où il t’a conduit en réponse à son doux appel à être en paix. »

J’expérimente à présent une grande joie et de la gratitude à lire ces lignes qui adoucissent mes pensées et détendent mes muscles contractés. Je poursuis…

Le message

« VII – Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit

  1. Tu te fies encore trop au corps comme source de force. Quels plans fait-tu qui ne concernent son bien-être, sa protection ou son plaisir d’une quelconque façon? Cela fait du corps une fin et non un moyen selon ton interprétation, et cela signifie toujours que tu trouves encore le péché attirant. Nul n’accepte l’Expiation pour lui-même qui accepte encore le péché pour but. Tu n’as donc pas assumé ton unique responsabilité. L’Expiation n’est pas accueillie par ceux qui préfèrent la douleur et la destruction.
  2. Il y a une chose que tu n’as jamais faite : tu n’as jamais complètement oublié le corps. Peut-être parfois s’est il effacé de ta vue, mais il n’a pas encore complètement disparu. Il ne t’est pas demandé de laisser cela se produire plus d’un seul instant, or c’est dans cet instant que le miracle de l’Expiation se produit. Par la suite, tu verras le corps à nouveau mais jamais exactement de la même façon. Et chaque instant que tu passes sans en avoir conscience t’en donne une vue différente quand tu retournes.
    Il n’y a pas un seul instant où le corps existe le moindrement. Soit qu’on s’en souvient, soit qu’on l’anticipe, mais on n’en fait jamais l’expérience maintenant. Ce n’est que son passé et son futur qui le font paraître réel. Le temps le contrôle entièrement, car le péché n’est jamais entièrement dans le présent. En un seul instant, n’importe lequel, l’attraction de la culpabilité serait ressentie comme la douleur et rien d’autre, et serait évitée. Elle n’exerce aucune attraction maintenant. Toute son attention est imaginaire et doit donc être pensée dans le passé ou dans le futur.
  3. Il est impossible d’accepter l’instant saint sans réserve à moins d’être désireux, pour un seul instant, de n’avoir ni passé ni futur. Tu ne peux pas t’y préparer sans le placer dans le futur. La délivrance t’est donnée à l’instant où tu la désires. Beaucoup ont passé toute leur vie à se préparer et ils ont certes obtenu leurs instants de succès. Ce cours ne tente pas d’enseigner plus qu’ils n’ont appris dans le temps, mais il vise certainement à gagner du temps. Tu tentes peut-être de suivre une très longue route vers le but que tu as accepté. Il est extrêmement difficile d’atteindre l’Expiration tout en luttant contre le péché. D’énormes efforts sont déployés pour tenter de rendre saint ce qui est haï et méprisé. Il n’est pas nécessaire non plus de passer toute une vie en contemplation et en longues périodes de méditation visant au détachement du corps. Toutes ces tentatives réussiront à la fin à cause de leur but. Or les moyens sont fastidieux et prennent énormément de temps car tous se retourne vers le futur pour la délivrance d’un état présent d’indignité et d’insuffisance.
  4. Ta voie sera différente, non quant au but mais quant aux moyens. La relation sainte est un moyen de gagner du temps. Un seul instant passé avec ton frère vous rend l’univers à tous les deux. Tu es préparé. Tout ce que tu as besoin de faire maintenant, c’est de te souvenir que tu n’as pas besoin de faire quoique ce soit. Il serait bien plus profitable maintenant de te concentrer simplement là-dessus plutôt que de considérer ce que tu devrais faire. Quand la paix vient enfin à ceux qui luttent contre la tentation et qui se battent pour ne pas succomber au péché; quand la lumière vient enfin dans l’esprit adonné à la contemplation; ou quand quiconque atteint enfin le but, cela s’accompagne toujours de cette unique et heureuse découverte : « je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit. »
  5. Voilà l’ultime délivrance que chacun trouvera un jour à sa manière, et en son temps. Tu n’as pas besoin de ce temps. Le temps t’a été épargné parce que toi et ton frère êtes ensemble. Voilà le moyen particulier que ce cours utilise pour te faire gagner du temps. Tu ne te sers pas de ce cours si tu insistes pour utiliser des moyens qui ont bien servi à d’autres, en négligeant ce qui a été fait pour toi. Gagne du temps pour moi par cette seule préparation, et exerce-toi à ne rien faire d’autre. « Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit » est une affirmation d’allégeance, une loyauté véritablement indivisée. Crois-le un seul instant et tu accompliras davantage qu’il est donné à un siècle de contemplation ou de lutte contre la te
  6. Faire quoi que ce soit implique le corps. Et si tu reconnais que tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit, tu as retiré de ton esprit la valeur du corps. Voilà la porte rapide est ouverte par laquelle tu passes outre les siècles d’efforts et t’échappes du temps. C’est ainsi que le péché perd toute attirance maintenant.  Car ici le temps est nié, et le passé et le futur ont disparu. Qui n’a pas besoin de faire quoi que ce soit n’a pas besoin de temps. Ne rien faire, c’est se reposer et préparer un lieu en soi où l’activité du corps cesse d’exiger de l’attention. C’est en ce lieu que vient le saint esprit et c’est là qu’Il demeure. Il reste quand tu oublies, et que les activités du corps reviennent occuper ton esprit conscient.
  7. Or il y aura toujours ce lieu de repos où tu pourras retourner. Et tu seras plus conscient de ce calme centre la tempête que de toute son activité déchaînée. Ce calme centre, où tu ne fais rien, te restera, t’apportant le repos au milieu de chaque affaire pressante où tu es envoyé. Car de ce centre il te sera indiqué comment te servir du corps sans péché. C’est ce centre, d’où le corps est absent, qui te guidera ainsi dans la conscience que tu en as. »

Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit. Je pleure maintenant à chaudes larmes. Sans en comprendre la raison, j’accueille l’émotion qui m’habite. Dans ce monde de preuves, de faire toujours plus, voilà que cet ouvrage me donne enfin la permission (tant attendue) de « ne rien faire ». Souvent, je suis si fatiguée de ne pas voir les résultats de mes efforts se matérialiser aussi vites que « je » le souhaiterai… Peut-être est-ce cela : je veux aller plus vite que la musique et je passe totalement à côté du message.

Surfer sur la vague ou ne rien faire

« Tout ce que tu as besoin de faire maintenant, c’est de te souvenir que tu n’as pas besoin de faire quoique ce soit. »
Difficile d’accepter cette citation dans ce monde du FAIRE. Pourtant, cette lecture, m’a rappelée ma rencontre avec Cheri Tree, aujourd’hui multimillionnaire à succès, fondatrice de B.A.N.K. (Googlez son nom!), qui, un jour de juillet 2016, nous a partagé son anecdote du surfeur.

Cheri a longtemps était une sportive de haut niveau et guide pour un grand nombre de sports aquatiques. Elle aimait la vitesse, l’adrénaline, l’eau et la nature. Au fil du temps, elle avait appris à gérer les situations difficiles et à maitriser l’environnement. Pourtant, un jour de grand soleil, son canoé s’est retourné dans un rapide de façon inattendue : une vague, plus forte que prévue, l’a emmenée au plus profond de l’eau et sa tête a frappé des roches. A plusieurs reprises. Dans cette agitation sans précédent, Cheri nous racontait avec émotions à quel point son instinct de survie, son mental (ce qu’il en restait… ) lui disait « nage », « nage plus fort », « fais quelque chose, tu peux y arriver ». Après quelques tentatives de remonter à la surface de l’eau, à but de forces et manquant cruellement d’oxygène, elle se sentait mourir. Puis, dans un éclair de génie, elle s’est souvenue que pour remonter plus rapidement à la surface, la seule solution était de ne RIEN faire. Il fallait aller toucher le fond et se laisser porter par la vague qui finira toujours par nous ramener à la surface. C’est une loi universelle. A la fin de son témoignage, elle a finit par dire quelque chose comme ceci : « J’applique ce principe maintenant dans ma vie, quand les choses vont mal, que je doute, ou que je perds espoir, alors je me rappelle qu’il est urgent de ne plus rien faire, car en faisant – comme de nager à contre courant – pour essayer de « réparer » ou « améliorer » les choses, ça m’aurait été fatale. Je ne serai pas ici pour vous raconter cette histoire. »

Je tiens à rappeler que je n’ai pas BESOIN de faire quoi que ce soit, ne signifie pas « ne rien faire », ni même « procrastiner » totalement. Ici le mot important je crois, dans cet article, est le mot « besoin ». Nous nous créons nos besoins car à l’origine, les besoins n’existent pas.
Alors, mon message ici s’apparenterait à celui d’avoir confiance (la foi) et de se laisser guider lorsque nous vivons des « zones de turbulences ». Il s’agit de s’autoriser un moment d’arrêt, pour un seul instant et de se laisser porter là où la vie le décidera (même si notre Ego – monsieur Je veux tout contrôler – n’est pas d’accord).
Apprenons à calmer nos agitations mentales. Reposons-nous et respirons. Nous sommes guidés.

Pour finir, un très bref témoignage du Pr Francis EUSTACHE qui nous affirme que « Ne rien faire est vitale pour la santé ».

Mes chers explorateurs éclairés, je vous souhaite une excellente fin de semaine.
Avec Amour et Conscience.

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